Ismahène Bouzidi

Membre femme:

Bouzidi Ismahène

Née en février 1981en région Centre, en Eure et Loire, Ismahène Bouzidi a un double cursus.
Après son baccalauréat français, elle étudie aux Etat-Unis où elle y passe son baccalauréat américain en plus de son baccalauréat français, et fait des études en communication d’entreprise. Une expérience qui lui permettra de maîtriser l’anglais et d’élargir ses horizons allant à la rencontre de différentes communautés et religions notamment musulmane et catholique avec qui elle va partager son quotidien.
Dés son retour en France elle fait une faculté d’anglais à l’université François Rabelais de Tours où elle poursuit une licence d’anglais spécialisée dans l’étude des médias britanniques et américains qu’elle obtient avec mention. Passionnée par le journalisme, elle choisit cette voie afin de rétablir la vérité sur ce qu’elle entend au sujet de l’islam dans les médias. En effet ce qu’elle entend ne correspondant absolument pas au Message de l’Islam qu’on lui a toujours transmis elle désire ardemment travailler dans ce milieu pour être la plus juste possible dans la transmission des informations relayées dans les médias.
Elle se forme en parallèle en travaillant en tant que pigiste pour certains journaux ou magazines musulmans, mais également en s’engageant à la Radio du campus universitaire et en travaillant dans l’audiovisuel, notamment chez France3 régional pour le Journal télévisé pour lequel elle prépare des reportages notamment culturels. Chez France3 elle travaille reportages,mixages et montages avant le journal télévisé, et traductions des interventions en langue anglaise.
Après cette première formation scientifique elle se prépare aux concours d’entrée à l’école de journalisme sur Paris, mais très vite avec les problèmes du voile en France elle décide d’abord de profiter de son jeune âge et de son ambition pour entamer une seconde formation qui complèterait certainement la première.
L’arabe étant indispensable pour atteindre son objectif de journaliste spécialisée dans l’islam,elle commence un diplôme universitaire d’arabe à l’Institut Européen des Sciences Humaines de Bouteloin en Bourgogne qu’elle obtient avec mention également.
Mais la soif de savoir ne peut plus l’arrêter, elle décide de poursuivre les trois différents cursus d’enseignement de l’IESH: l’arabe littéraire,le Coran et la théologie musulmane.
Elle apprend donc l’intégralité du Saint Coran en deux ans, selon la lecture de Hafs ayant pour professeur Cheikh Farid Ouyalize ainsi que son épouse Cheikha Zahra et Cheikh Said Bouhdhifi, diplômés des dix lectures du Coran par Docteur Ayman Sweijd et Dr Abderrahim Nabulsi.
Elle apprend également la Jazariyah de Ibn Al Jazariy, recueil de vers regroupant les principales règles de tajwid (récitation du Coran) dont elle obtient une ijaza de l’érudit Docteur Ayman Sweid, savant syrien spécialisé dans les sciences coraniques et plus précisément le tajwid et les différentes lectures, un des plus célèbres spécialistes de notre époque.
Elle se dédie à temps plein à cet apprentissage puis se dirige vers une licence et enfin un master de théologie musulmane avec pour spécialité la jurisprudence et les fondements de la jurisprudence.
Elle compte parmi ses professeurs des savants faisant partie de l’Union mondiale des savants, des savants du Conseil Européen de la recherche et de la fatwa, et autres professeurs d’arabes et différentes spécialités connus pour leur qualité de pédagogues et excellents professeurs. Tout son cursus se fait en arabe littéraire grâce à l’enseignement intensif d’arabe dispensé à l’IESH. Il lui fallu donc s’accrocher dans des classes notamment en master où la quasi totalité des étudiants étaient arabophones et seuls deux étaient francophones. Mais le dur travail intensif et à temps plein lui permit de valider toutes ces matières avec un très bon niveau et ceci par la grâce d’Allah.
En parallèle elle commença l’enseignement des sciences islamiques dans différentes structures, dispensa conférences et séminaires et cela grâce à l’accompagnement des savants avec qui elle continua et continue de travail afin d’approfondir son savoir.
Dr Larabi Becheri l’un de ses plus proches enseignants, membre de l’Union mondiale des savants et du Conseil Européen de la recherche et de la fatwa l’intégra dans le travail au sein de « Dar al fatwa » notamment lors du Bourget chaque année où d’autres rassemblements afin de répondre aux questions juridiques et religieuses du public musulman. Une lourde responsabilité mais qui lui permit de se familiariser avec ce milieu et de se former avant tout grâce la confiance de ses chouyoukhs. Elle participe avec l’invitation de ses chouyoukhs à des colloques scientifiques du Conseil Européen de la recherche et de la fatwa.
Repérée par une chaîne télévisée située à Londres en Angleterre, elle commença à enregistrer des émissions religieuses dans les studios de la chaîne pendant plusieurs années notamment lors des périodes de Ramadan. Elle se relie alors d’amour avec les médias et complète ainsi ses deux passions: journalisme et religion.
L’IESH proposant un nouveau cursus de théologie musulmane en Français, Cheikh Ounays Guergah, directeur scientifique de li’IESH de Paris lui propose avant l’ouverture de la nouvelle formation d’intégrer le corps professoral. Une proposition qui lui demanda de réfléchir longuement au préalable car consciente de la lourde responsabilité de transmettre de telles sciences à des étudiants voulant se former dans ce domaine.
A vrai dire, elle n’avait jamais étudié afin d’enseigner ce domaine mais plutôt par soif de connaître son Seigneur, ayant baigné dans une famille où l’amour de Dieu et du Coran l’avait bercé. Elle dédia tout son temps à l’enseignement et cette expérience lui permet aujourd’hui d’approfondir d’autant plus ce qu’elle appris au cours de ces années. L’avantage dans l’enseignement qu’elle reçut fut qu’il était dispensé intégralement en arabe, ce qui permit d’accéder aux sources directement sans traduction et qu’il prit sans cesse en compte le contexte dans lequel il fut dispensé permettant d’appréhendant les problématiques musulmanes françaises.
Son public et ses étudiants apprécient particulièrement le fait qu’elle soit née en France, qu’elle y ait grandi et qu’elle soit francophone tout comme eux, ce qui leur permet d’être plus proches et accessibles à elle, et qu’elle soit familière à ce qu’ils vivent au quotidien, rencontrants les mêmes défis.

Membre fondateur du Conseil Théologique Musulman de France depuis 2015 Ismahène est présidente de la commission communication et contribue à gérer les questions juridiques du public musulman en y répondant parfois ou en les dispatchant aux membres de la commission fatwa.
Elle enseigne l’arabe littéraire, le Coran avec les règles de tajwid et de nombreuses matières théologiques. Elle dispense des confèrences
lors de rassemblements, ou simple conférence dans mosquées ou associations, ainsi que des portes ouvertes lors des journées du patrimoineElle rédige régulièrement des articles pour des magazines musulmans, en tant que bénévoles, à l’Ile de la Réunion ou en France à la demande de rédacteurs en chef, tout comme elle corrige certains ouvrages religieux avant édition de façon bénévole. Elle a commencé à participer à des séminaires organisées par le CILE, centre de recherche sur la législation islamique et l’éthique avec ses collègues Chauki Lazhar directeur adjoint du CILE et son épouse Khadijah Tamazousti, chercheuse diplômée en théologie et auteur de « Maternite en Islam » qui étaient étudiants lors de son cursus aux IESH.
Avec son rôle de maman elle enseigne aujourd’hui principalement en ligne pour le moment pour l’enseignement e-learning de l’IESH de Paris afin de ne pas négliger sa responsabilité de mère et d’éducatrice avant tout auprès de ses plus proches.